Fédération Française de la Cordonnerie Multiservice

4ème Edito de Jean-Pierre VERNEAU

Editos

NON, NOTRE MÉTIER N’EST PAS MORT !

Récemment interviewé par un jeune journaliste parisien qui souhaitait faire un papier sur notre métier, celui-ci me posa d’emblée la question suivante :

« Les cordonniers sont de moins en moins nombreux; le métier est-il mort ? »

J’ai été très surpris par cette question très négative et insultante pour notre métier.

Non notre métier est bien vivant !

Bien sûr il y a des problèmes, bien sûr les modes de consommation ont changé et les chaussures jetables sont un souci pour notre métier. Enfin les cordonneries qui ferment et qui ne sont pas remplacées le sont aussi. Mais tous ces problèmes existent également dans d’autres professions, et on ne les enterre pas pour autant !

La cordonnerie multiservice a beaucoup d’atouts. De tout temps elle a su évoluer et s’adapter.

Un ancien cordonnier, à l’époque où l’on ne faisait que du cuir cousu et que l’on ne réparait que des chaussures en cuir, m’a confié que l’apparition du caoutchouc avait été un véritable cataclysme. Comment coller cette nouvelle matière ?

 

Récemment nous nous sommes confrontés au même problème avec le TR et celui-ci a été résolu. Actuellement la mode est aux Sneakers. Si nous ne les réparons pas qui le fera à notre place ?

Un métier qui ne forme plus est un métier mort !

Or, nous formons des apprentis, des adultes les menant vers des diplômes tels que le CAP, le BTM ainsi que vers des formations diplômantes en cordonnerie multiservice. La FFCM, organisme des formations, organise aussi des journées de formation de perfectionnement.

  • La FFCM siège partout où l’artisanat est présent (Chambre de Métiers…).
  • La FFCM est officiellement représentative auprès des pouvoirs publics.
  • La FFCM négocie depuis plus de 5 mois un rapprochement de la convention collective de la cordonnerie multiservice avec celle de la Tannerie Mégisserie (Convention cuirs et peaux) pour fusionner nos deux conventions collectives et éviter de se faire absorber par un « gros ».

Tous les ans un congrès est organisé, ce qui nous permet de nous réunir, de parler du métier, de son évolution et des orientations à prendre pour le défendre. Cette année nous avons été  reçus d’une très belle manière par JP Quaghebeur et son épouse Sylvie à Falaise. Inoubliable ! De nombreux partenariats ont été signés. Les derniers en date sont CREPINS-OUEST, SILCA… et d’autres sont en attente.

Nos réseaux sociaux et notre site internet rencontrent un vif succès.

Et je peux rallonger la liste avec tous les projets à venir.

Pour un métier qui se meurt, il bouge bien vous ne trouvez pas ? Notre métier est bel et bien là et il évolue comme la société.

Alors si quelqu’un ose dire que notre métier va disparaître, envoyez-lui mon édito !

Pour finir sur des choses plus légères, je vous souhaite à tous et à toutes d’excellentes vacances d’été.

Reposez vous bien !

Jean-Pierre Verneau